Stéphane MICHEL, consultant oenophilique
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Dégustation entre ami(e)s



En octobre 2010, quelques oenophiles se sont retrouvés comme chaque mois autour de la table du plus oenophile d’entre eux avec comme idée : chacun apporte une bouteille (appelée clanche entre nous). Les bouteilles sont goûtées et bues à l’aveugle dans un ordre souvent imparfait et improbable.

Ce soir là il y a eu entre autres :

Un chablis 2008 de Thomas Pico : un nez frais, pur et minéral. Une bouche tendue qui évoque la craie. 11 caudalies.

Un Patrimonio Grotte Di Sole 2008 d’Antoine Arena. Un nez très expressif, floral avec une pointe de bonbon anglais. Une bouche droite et ample à la fois.

Un Côte du Jura les chamois du paradis 2004 du domaine Ganevat. De l’oxydation mais ménagée grâce aux 5 ans d’élevage. La bouche est vive et grasse à la fois. 12 caudalies.

Un Sancerre cuvée Paul 2001 de François Cotat. Des notes florales, de miel et même de pétrole au nez. Une bouche encore très jeune qui joue sur l’équilibre sucre/acidité. 15 caudalies. Grand vin.

Un Bordeaux Supérieur château Reignac 2008. Juste imbuvable car trop de bois tue le bois et il en va de même avec les tannins.

Un Chinon Clos de la Dioterie 1996 du domaine Joguet. Un nez de vieux cabernets (qui fait penser à un bordeaux de la rive gauche) et une bouche élégante avec de l’acidité. A boire.

Deux Morgon 2005 de Marcel Lapierre. Le premier avec soufre, le second sans. Difficile de dire quel est le meilleur tant les deux vins respirent la fraîcheur, le fruit, la fraise. La bouche était à chaque fois soyeuse et pure, d’une gourmandise presque écoeurante !

Un Côte Rôtie 2006 du domaine Jamet. Du fruit rouge en pagaille voire de la gelée de groseille au nez. Le velouté de la bouche est sans équivalent dans cette appellation. Des notes de chocolat qui font penser à un grenache en finale. 15 caudalies. Très grand vin.

Un Bandol 1990 du domaine Pibarnon. D’une robe qui passe pour un vieux bourgogne, le nez racé fait penser aux grands bordeaux. La bouche a des tannins fondus et une belle acidité. A boire.

Un Côte Rôtie 2001 du domaine Jamet (ne dites jamet plus jamet !). Un vin en pleine forme, avec de la classe, de la race. Un très grand vin une fois encore même si il est en phase secondaire et plus difficile à goûter que le 2006.

Nous avons fini par une sélection de grains nobles de riesling du domaine Schoenheitz à Wihr au Val (cuvée Aurélie) 2005. Un nez d’agrumes et une bouche aérienne et longue.

Le tout dans une ambiance décontractée et chaleureuse faite de rire et de bonne humeur.